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Je m'appelle Mélanie.
« C'était une de ces nuits froide où la lune frémissait sous ce vent glacial. Une de ces nuits sans étoiles. Une de ces nuits semblables où le sexe et la drogue sont une référence. Une de ces nuits où on sonne à votre porte pour vous annoncer la mort d'un proche qui a peut-être été la victime de l'alcool. C'est une de ces putains nuits où une fille se fait violer pour ensuite mieux pleurer. Oh oui, c'est cette même nuit qu'un enfant prit ce sois disant Dieu pour que leur papa arrête de taper leur maman !
On pouvait entendre le ciel gronder, fort, très fort même. C'est cette même nuit sans étoile éclairée par l'infime lumière que la lune peut lancer, que des personnes se font insulter, taper parce qu'il n'est pas comme vous. Coupe de cheveux, tendance sexuelle, façon de penser et j'en passe.
J'ai alors fermé mes yeux pour mieux écouter la pluie tomber, chanter sa douce mélodie d'adieu dans sa chute de liberté. Et j'ai rêvassé. De tous ces gens qui sont heureux dans cette nuit, qui découvre la sensation d'un premier baiser ou de leur première fois. A tous ces gens qui rient sans pouvoir s'arrêter. J'ai pensé à tous ces gens qui ont l'impression d'être unique à ce moment précis. A cette nuit qui pleure et qui est bénis par une naissance, un mariage, un amour. Cette nuit où la justice a condamné l'homme qui a brisé une famille. A cette nuit de je t'aime. A cette nuit où les enfants croient encore aux contes de fée. A cette nuit ... juste à cette nuit. »
Je loue les dieux qui me donnent une âme à la fois noble et fière.
Prisonnier de ma situation, je ne veux pas me rebeller,
Meurtri par les tribulations, je suis debout, bien que blessé.
En ce lieu d'opprobre et de pleurs, je ne vois qu'horreur et ombres
Les années s'annoncent sombres mais je ne connaîtrai pas la peur.
Aussi étroit que soit le chemin, bien qu'on m'accuse et qu'on me blâme:
Je suis maître de mon destin, le capitaine de mon âme.

